Les côtes de Guadeloupe et de Martinique sont envahies par d’énormes bancs d’algues rouges venus de l’océan. Echouées sur les côtes, ces algues entravent les mouvements des professionnels et des plaisanciers, et dégagent durant leur processus de putréfaction des quantités gênantes d’hydrogène sulfuré. Un gaz qui endommage les habitations et les matériels, et provoque des troubles chez les personnes les plus sensibles.

En Guadeloupe, le Député-Maire de Baie-Mahault Ary Chalus est intervenu auprès du gouvernement pour demander une intervention plus marquée des services de l’Etat. Comme son collègue sénateur de la Martinique Maurice Antiste, il demande également le classement du territoire en état de catastrophe naturelle de manière à pouvoir indemniser les pertes liées à ce phénomène. Ary Chalus a fait part ce mardi de son agacement, devant les difficultés de réaction de l’Etat, quand, signale t-il, la moindre préoccupation de ce type sur les côtes d’un département français de l’hexagone provoque une mobilisation sans faille de la puissance publique.

Même état d’esprit chez Alfred Monthieux. Le maire du Robert en Martinique et président de la communauté d’Agglomération Cap Nord ne cache pas sa colère. Le Préfet de la Martinique a mobilisé l’armée et le RSMA (Régiment du service militaire adapté) qui devaient intervenir en force ce mardi au quartier Pontaléry, touché de manière préoccupante par le phénomène. Mais les militaires présents sur place n’ont pu intervenir faute de matériel, et semble t-il d’ordres précis. Dans une interview accordée » à nos collègues de RCI, Alfred Monthieux a dénoncé l’inaction de l’Etat, et indiqué que si les habitants des îlets [ndlr pour la plupart blancs créoles] avaient été concernés le nécessaire aurait déjà été fait depuis longtemps.

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 Photo : Alfred Monthieux