Alfred Marie Jeanne a  une fois de plus tenu la vedette du « gran sanblé » organisé ce dimanche 26 octobre au hall des sports de Ducos. Et si les leaders des partis rassemblés – MIM, RDM, PALIMA, PCM, CNCP, MARTINIQUE ECOLOGIE – écartent pour l’heure la question de la tête de liste, Alfred Marie-Jeanne devrait naturellement s’imposer à cette place à l’approche de l’échéance de 2015.  En rappelant qu’il était « encore » président du MIM, le leader indépendantiste à galvanisé les nombreux militants présents – plus de 1200 personnes- en dénonçant les comportements de la majorité, et la « dégradation de l’image de la Martinique ». AMJ qui n’a pas manqué de faire avec émotion « la leçon » à Jean-Philippe Nilor, « piégé » selon lui par Bruno Nestor Azérot, dont il a dénoncé les atermoiements malgré le soutien de toujours apporté par Claude Lise et lui même.

Un Jean-Philippe Nilor qui avait quelques minutes auparavant été accueilli avec chaleur par la foule, et qui avait fait taire les rumeurs à son égard : « ou vouliez vous que je sois ce matin, sinon ici avec vous ?!« . Le député du Sud a mis fin à toutes les interrogations quant à son positionnement en rappelant une nouvelle fois sa fidélité au MIM, et son statut de militant. « Les divergences sont constructives, au sein du MIM, et au-delà. Nous ne sommes pas dans la pensée unique, dans l’adoration d’un homme, ni dans le béni-ouiouisme ambiant« . Jean-Philippe Nilor qui a aussi indiqué que « les erreurs des adversaires ne pouvaient constituer le seul programme du rassemblement, et qu’un projet devait être proposé aux martiniquais. » 

Accueillis par le maire de Ducos Charles-André Mencé, Marie Noëlle Tarreau (conseillère générale de Sainte-Luce qui a succédé à Jean-Philippe Nilor), Raphaël Confiant, Belfort Birota, Raphaël Martine, Georges Erichot, Marie-Hélène Léotin, Francis Carole et Claude Lise ont également tour à tour fustigé la gestion de l’équipe en place, dénonçant les « magouilles » et l’affairisme de cette dernière. A ce titre, Belfort Birota, conseiller général du Robert, a ironisé sur la récente dégradation des panneaux de chantiers : « La Martinique avance », les gens qui ont fait ça savent que ce n’est pas vrai ».

Les membres du rassemblement ont réaffirmé leur volonté de proposer aux martiniquais une liste d’union, composée de personnalités « compétentes, expérimentées, et honnêtes », « pour sortir le pays de la désespérance.

Tandis que la droite poursuit ses querelles de personnalités, et sa quête de positionnement, la bipolarisation de la vie politique martiniquaise – autour des deux blocs organisés d’un côté par le MIM, de l’autre par le PPM – se confirme. Les martiniquais ont encore treize mois pour choisir ceux qui constitueront leur futur « gouvernement » : un choix qui risque de se résumer à « ceux qui gèrent aujourd’hui, et ceux qui ont dirigé hier », et qui étaient au moins d’accord sur une chose : la forme de cette nouvelle collectivité « plus autonome » à laquelle nous sommes promis.

 

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