Harry Nirelep est avocat. Alors qu’il déjeune avec une collègue en début de semaine à la table d’un restaurant à Gourbeyre, il est témoin direct d’une agression raciste « d’une étonnante violence ».
Il raconte cette agression :
« A une table voisine de la mienne, déjeunait paisiblement un jeune guadeloupéen, Monsieur Frédéric Augustin..
Arrive un homme jeune, dont rien n’indiquait qu’il pût être victime d’une quelconque altération mentale.
Tout d’un coup, on entend cet individu s’en prendre, sans raison, à mon jeune voisin :
  »Sale nègre ! Fils de pute! Esclave ! Fils de vieille négresse ! C’est moi Nicolas Chaulet qui te le dis, les nègres ont toujours été les chiens des Chaulet ! Kounyi a manmanw, makak ! Un petit nègre comme toi, ne peut pas faire peur à un Chaulet ! Je vais te faire tuer, sale petit nègre ! « 
Il est facile d’imaginer que la température est rapidement montée.
Je comprends alors, que l’auteur de ces propos agressifs et racistes est un héritier d’une famille de planteurs de la Côte sous le Vent, convaincu que son appartenance ethnique comme ses antécédents historiques d’esclavagiste, lui conféraient l’impunité.
Que croyez qu’il fît alors ?
Avec la complicité active de son épouse ou compagne ou amie, il va commettre de graves dégradations sur le véhicule professionnel de Monsieur Augustin, va lui dérober son matériel et son outillage…et va appeler les gendarmes qui vont accourir avec une célérité inhabituelle, pour secourir Monsieur Nicolas Chaulet, poursuivi par un nègre en colère!
Les gendarmes durent se rendre à l’évidence. Non seulement ce triste individu n’était nullement menacé, pour la simple raison qu’il n’était pas là, d’autre part, que la victime était bien Monsieur Augustin, soutenu par toutes les personnes présentes, et qui offraient spontanément leur témoignage.
Monsieur Augustin a déposé plainte contre Nicolas Chaulet pour injures racistes, dégradation de bien, vol, menace de mort.
Des personnes présentes dans le restaurant se sentant visées par les propos de Nicolas CHAULET, envisagent également de déposer plainte.
Dès demain, la LICRA, le MRAP, la Ligue des Droits de l’Homme seront informés et invités à se constituer partie civile.
Les autorités de l’Etat et les parlementaires seront aussi saisis.
En attendant, un jeune artisan guadeloupéen, non seulement a été copieusement outragé, mais est encore privé du moyen de nourrir sa famille !
Il y a-t-il encore des Charlies dans ce pays ?
Nous, nous nous battrons aux côtés de Monsieur Augustin… »