Tribune – Loran Kristian Ursulet - 53036 demandeurs d’emploi au 31 décembre 2014, un taux de chômage enchaîné autour des 20%, près de 70% de jeunes sans travail, 28% d’entre eux qui sortent du système scolaire sans diplôme, 48,5% de moins de trente ans sans ce sésame, une situation de l’emploi qui se dégrade pour les plus de 50 ans ; nombre de mineurs mis en cause dans des faits de délinquance et de jeunes en détention en augmentation, 14% d’illettrés jeunes comme vieux, 15% de martiniquais vivant avec les minimas sociaux, plus de 40000 bénéficiaires du RSA, 1/5eme d’entre nous sous le seuil de pauvreté…

Nous pourrions  continuer à faire comme si de rien n’était. Nous voiler la face et porter des oeillères en forme de codes, que nous n’aurions pas fini de voir glisser le monde autour. De quoi donc est-il question ici ? A la lueur de cette situation peu reluisante, de débusquer au moins deux essentielles clartés pour « le monde de la Culture » :

1/ si ce monde va  toujours  « claudiquant et binaire », en allée, il y a la distance qui se creuse inlassablement entre l’élite et ceux qui n’ont pas le pouvoir de choisir grand-chose, mis à part cette élite ;

2/ s’il y a bien abondance de biens et d’offres de « Culture », le bon sens culturel n’est toujours pas la chose au monde la mieux partagée. Cela étant posé, il nous faut approfondir :

L’Elite, oui ! Du latin « eligere » (choisir), qui désigne un individu ou groupe d’individus choisis donc « élus », parce que considérés comme « meilleurs » (du latin « melior » comparatif de bonus ou « bon »), « les bons » quoi ! Si vous considérez que cette élite est dissoute, inexistante voire même illégitime, que nous sommes tous égaux, pour de bon ; que nous nous valons tous, de même que tout se vaut, arrêtez là votre lecture de ce texte ! Ici pas de démagogie, pas de dogmatisme, mais tentative de clairvoyance, de lucidité pragmatique. La volonté d’extraire une part du mensonge. Tentative aussi d’esquisser une méthode pour ouvrir à la Rencontre vraie, progresser, s’améliorer afin de partager les richesses d’un monde ronger par l’inégalité perpétuée et renouvelée.

Mais si vous considérez que seule votre « Culture » est légitime ou savante, qu’elle serait la meilleure et la plus riche, stoppez aussi sec votre lecture de ce texte ! Si par ailleurs, pour vous, la « Création » se suffit à elle-même, que sa digestion par le corps social est acquise aussitôt créée, surgit d’une artistique transcendance, alors faîtes de même : passez votre chemin.  En revanche, si  au carrefour de l’opacité et de l’interrogation critique des certitudes, vous demeurez saisis, alors continuez, je vous en prie. Et gardez en mémoire que s’il est important de se référer au passé pour avancer, répéter inlassablement les mêmes choses et s’attendre à des résultats différents, comme disait le poète scientifique, relève probablement d’une bien triste folie.

Pourquoi donc cette mise en question alors ? Pour hâter la fin d’un « grand jeu de cache-cache » et tenter une vérité sur la fracture, le malkadi dans la « Culture » en Martinique. Car s’il est vrai que nous n’avons aucun doute sur le plein accomplissement de la « démocratie culturelle » martiniquaise ou la « démocratisation de la culture » ici, si les enjeux de partage, d’accessibilité (intellectuelle, émotionnelle, économique ou géographique), si les objectifs de formation, de « culture pour tous » et de « culture pour chacun » sont atteints, alors d’où vient ce grand malaise culturel dans la cité ? Comment expliquer que notre infrastructure culturelle générale soit à ce point rachitique, que sa robustesse repose essentiellement sur quelques structures de création, de diffusion et de formation généralement au Centre du pays ?

Car enfin, après plus d’un demi-siècle de militantisme avivé « aux faims, aux peurs, aux haines, à la férocité qui brûlent dans le creux des mornes », après la « Légitime défense » sous les « Tropiques », à coups de « Parallèle » ou à coups « d’Acoma », à coups de « Théâtre du Fer de lance » ou de la « Soif Nouvelle », à coups de « Nuits culturelles », de « Centre Culturel » ou de « Marin Village », à coups d’OMDAC, de SERMAC, de DRAC de CMAC ou d’ATRIUM, ne voilà-t-il pas que nous en sommes encore à croire à la rencontre du troisième type entre trois pôles  : l’artiste, l’oeuvre et les publics. Aussi, de relation en relation, la rencontre se fait de plus en plus surnaturelle, les ilots culturels s’étendent invariablement à mesure que leur densité s’amenuise, les microcosmes s’égaillent de mouches à feu, et le mélange se fait toujours plus hétérogène. Mais ce migan, au vu du délitement de nos solidarités, de nos koudmen, de nos valeurs, sans l’homogénéiser et sans l’uniformiser, ne serait-il pas important de le rendre urgemment global, politiquement global ?

Combien de temps allons-nous continuer à faire semblant de nous mélanger, semblant de nous rencontrer le dos tourné ? Combien de temps allons-nous faire semblant de nous parler en nous racontant des histoires, de nous écouter sans même chercher à nous comprendre. Notre « action culturelle », plus que jamais, doit être notre socle de fusion, cette chambre magmatique de notre action Politique. Pour aider à nous rendre présents à nous-mêmes, elle doit cristalliser nos politiques d’éducation, de formation, d’aménagement, du logement, du travail, de la jeunesse, de la vieillesse, des loisirs, de redistribution, de participation, du patrimoine, des arts etc. Elle ne peut plus agir en isolat, ni dépendre de réseaux enchâssés dans la reproduction des inégalités, mais doit être le liant du tissu organique aux mains des pouvoirs publics. Il y a trop d’enfants sur les bords de nos routes, trop de frères et soeurs sur les trottoirs de nos rues. Tous ont droit au spectacle ! Et vivants !

Il s’agit donc d’émanciper chaque homme, chaque femme ; de ne plus croire naïvement ou perversement que faire rencontre suffit, surtout en posture verticale. Agir pour renouer les liens et les échanges éclairés entre l’offre et la demande, entre les « opérateurs » (vendeurs de médication ?) et des « spectateurs », « visiteurs » ou « publics », rendus passifs. Agir pour renouer l’attache entre « cadreurs » professionnels  de la « Culture » et collectivité, communes, associations, comités d’entreprise, non pas à la corde de déclarations médiatiques ou spectaclistes, mais dans l’effet Politique. Renouer cela par la rencontre programmée, régulière, par le travail concerté entre gens « responsables ». Agir afin de porter « l’élite culturelle », tous arts confondus, toutes tendances confondues, vers le mieux, qu’il soit ici ou ailleurs, d’ici ou d’ailleurs. Agir et remettre en permanence cette « élite » en question, comme ses critères de distinctions, ses frontières et son économie circulaire. Agir et se saisir continument des interrogations lancées à voix basse par les pratiques et les créations émergentes. Agir et permettre à chacun de s’inventer et d’exister, permettre au monde de se renouveler.

Car si nous échouons à faire venir à nous nos enfants éloignés, nos frères et soeurs « étrangés », c’est bien que logiquement, nous en sommes responsables. Question de méthodes éculées. Question de principes avariés. Nous qui sommes si habiles à dresser des barrières de goûts et de couleurs comme d’autres montent des murs de séparation. Nous qui avilissons si aisément ce qui n’est pas comme nous, ce qui est différent, dans notre propre maison, donnant des leçons de métissage au monde sans oser nous regarder en face. Nous qui colonisons de l’intérieur l’expression des « diversalités », brandissant à la face de tous notre sang mêlé ou notre univers. Nous qui avons la candeur de croire et le toupet de dire qu’ici tout est réglé pour La Culture, que la Création, acte divin, essuie tous les péchés ! « Je crée donc j’essuie ! » « Je gère donc je suis ! ». Un tambour par là, un sax par ici, un conte à droite, un sound à gauche, un colloque tout devant, un prix littéraire derrière, un théâtre au nord, une chorée au sud et nous dormons sur deux oreilles.

Mais dedans la maison, les bras se délassent, les mains se glacent, les esprits s’échauffent, les balles ne font plus la fête,  le sirop devient sang. Et nous n’aurions rien à y voir « gens de Culture » ? Nous, les vendeurs de ciment social, les pacotilleurs identitaires, les apôtres du cénacle,  experts en mépris diplômés ou cooptés ? Nous, nous n’aurions rien à y voir ?

Il arrive toujours un temps où prend courir le Privilège : le privilège (foyalo-centriste) d’assister à un spectacle vivant pour la modique somme de 30€ (196F), à un spectacle enregistré (lamento-centriste) pour un ti 20€ (150F), celui de voir un film (schoelchero-centriste) pour un infime 10€ (65F), celui de tirer profit de la création par intermittence, celui d’être programmateur sur trône, décideur couronné, en bref, celui du pouvoir patenté de quelques-uns sur l’imaginaire libre de tous.  Avant de prendre courir, le Privilège éructe souvent sur le « nivellement par le bas », vomit sur la « médiocrité populiste », incontinent, et finit toujours par se chier dessus une fois sa logorrhée expulsée. Car au fond, comment peut-il croire en la dynamique culturelle, au processus créole, à l’hybridation, à l’extension perpétuelle et professer tout de go la fixité, le canon, l’oeuvre « Capitale » ou l’Art sacralisé, s’asseoir sur un trône et dicter sciemment sa loi exclusive de commandeur ? Comment peut-il penser qu’en utilisant, ou en intégrant à son système, les cultures rabaissées pour mieux les dominées, sa loi faite pour un particulier sera bien acceptée par la communauté ?

Ainsi donc allons-nous, de fantasmes en névroses, de réserves en enclaves, de cénacles en comités et de cercles en cours, persuadés que le système tournera rond dans rond, sans confrontation et sans conflit avec ceux d’en face. Ceux-là, nous préférons les laisser entre les mains de « l’industrie culturelle », entre les griffes des « forces économiques », ou ferrés dans les chaînes en or des majors. C’est qu’il y a des expressions sociales à ne pas rencontrer ! Des traductions artistiques de celles-ci à ne pas confronter ! Des exclusions, pour tout dire, à saluer ! Quant à nos lieux patrimoniaux, lieux de connaissance et de transmission, nos trésors matériels ou vivants, nous les laissons généralement  à l’abandon, à la merci du vent ou de l’oubli. Combien de travaux de réhabilitation non programmés, déprogrammés ou non réalisés ? Combien de commissions régionales ou départementales de protections dont les arrêtés se perdent dans la nature ? Combien de monuments historiques ou vivants dans un état sanitaire pitoyable ? Combien d’objets mobiliers volés ou détériorés, tranquillement spoliés à la communauté ?

On nous rétorquera, « Vous vous trompez, vous criez à la cantonade ! En sus, il ne faut pas confondre action, création et animation, culture et évènementiel, étendue et intensité, ni tomber dans le piège démagogique ou dogmatique… ».  Très bien ! Mais que faire et quoi penser quand notre société se délite ? Faut-il se défausser ? Prétendre que nous ne sommes que des pros, des opérateurs, des, acteurs, des ingénieurs ou des artistes ? Que nous ne sommes ni des forces de l’Ordre, ni des gardiens de la Paix, pas même des agents de médiation sociale ? Que nous n’avons pas à rendre compte ? Doit-on pencher nos queues de droites à gauche selon le vent ? Vaut-il mieux éborgner l’idée de « diffusion  sociale » ? Crever le tympan de l’action dans la cité pour mieux s’égosiller au nom du « développement critique » ?

Calculez !

Ce « monde qui glisse et se suicide sans s’en apercevoir » le fait en nous regardant droit dans les yeux. Jusqu’ici, nous faisons ce qui est nécessaire pour ne pas affronter son regard,  pour jouir confortablement, chacun en pré carré, de notre bout de gras. Les grands projets de ville, de région ou de département restent dans les cales du délire ou l’imagination des guildes, mais nous gardons le sourire. Les budgets riquiqui se font petits-petits et se partagent surtout entre amis. On tonitrue et vocifère «Vive la Culture ! Vive le ciment ! » l’haleine empestant le mépris ; pourtant des artistes crèvent, des galeries ferment, des productions hèlent, des musées s’empoussièrent, des festivals disparaissent, des monuments dépérissent, des compagnies l’ont mauvaise. Paraît qu’il y a l’horizon et l’espoir sur la ligne, heureusement. Paraît que le renouvellement des institutions concentrera les énergies et les forces en action, donnant faveur à la grande structuration en grandes directions, en grands établissements publics, en grandes agences culturelles et patrimoniales.

Ayibobo !

Ce qui est sûr, c’est que si l’étendue n’est ni gage de puissance, ni gage d’intensité, c’est donc surtout à tous et à chacun d’objecter sa conscience et de prendre sa part de responsabilité. Il y a là ouvert  un nouveau  chapitre de notre histoire, un nouveau moyen de mettre à jour un projet politique global en matière culturelle, par l’utilisation rationnelle et pertinente des ressources humaines comme de l’intervention financière. Par la participation active des pouvoirs publics capables de schématiser et de planifier globalement sur le territoire, sous forme de Plans d’actions ou de Schémas territoriaux qui, à partir d’états des lieux, de bilans et d’évaluations, définiront la marche à suivre sur une période donnée. Ce faisant, renouons avec un vrai développement culturel public approchant le dynamisme de la sphère privée (ou civile), pour plus de cohérence et de cohésion. Non par idolâtrie du modèle privé, mais par nécessité performative de l’action d’intérêt générale.  Soutenir et accompagner à cet égard, par financements croisés, toutes les initiatives structurantes venant des acteurs culturels amateurs ou professionnels maillant l’ensemble du territoire du Nord au Sud, d’Est en Ouest. Elles existent ! et parfois se meurent, faute de soutien, faute de compréhension, faute d’accompagnement multiforme du Politique ainsi que des entreprises ! Est-ce que la politique culturelle en Martinique doit se résumer à la modernisation et à la connexion en réseau des bibliothèques, aux « projets » de médiathèques et aux fêtes patronales ? Doit-on la laisser converger vers la seule Capitale-locomotive et ses grands bâtiments ? Est-il préférable de ne pas se souvenir  que « sé ti vwèl ka sèvi grand batiman ».

De 2011 à 2014, la part de la culture dans les budgets cumulés de la région et du département oscillaient entre 12 et 18 Millions d’euros, soit environ 1% du budget global. Quant aux subventions de l’Etat sur l’ensemble de la période, elles atteignaient péniblement un total de 14,8 millions d’euros. « Le 1% », c’est bien moins que 2%, mais s’est déjà beaucoup par rapport à zéro, pas vrai ? Et donc, nous sommes dans la moyenne des dépenses françaises pour la culture… Sauf qu’avec un taux de chômage obscurément détonant, avec un paquet de jeunes sans emploi bien plus chargé qu’en la maison mère,  ne serait-il pas judicieux d’utiliser ce potentiel de croissance inactif et de faire d’une pierre deux coups : 1/ capitaliser sur le dos de notre économie culturelle et patrimoniale dont l’importance et le poids ne sont plus à prouver ; 2/résorber l’oisiveté, le don de chaînes à la rue et aux stations-services ?

En effet, nous pourrions légitimement nous demander si nous avons mesuré, voire pris simplement conscience, du poids socioéconomique du « secteur culturel » ? Car les baisses de dotations de l’Etat n’excusent pas notre manque de considération locale pour les retombées économiques directes générées par celui-ci. Elles ne sont pas la cause de notre manque de réalisation et de structuration en termes d’équipements, de monuments et de manifestations. Nous oublions trop vite que selon des études récentes, une manifestation culturelle (type festival) génère des retombées économiques directes équivalentes à un tiers voire à la moitié de son budget global. Quant à leurs retombées indirectes, elles correspondraient à l’application d’un coefficient multiplicateur de 1.3 à 1.8% à l’impact direct. Cela nous parle-t-il ? Pas tant que ça, car chez nous, des manifestations disparaissent au Nord comme au Sud (en priorité), faute de considération et de soutien. L’aménagement et la mise à niveau de l’existant, afin d’améliorer quelque peu l’accueil des publics, demeurent illusoire. Calculez !

Par ailleurs, savons-nous tirer parti et profit des 63 programmes de financement européens disponibles pour le secteur ? Utilisons-nous ces subventions, pour commencer ? Sommes-nous bien conseiller par l’Etat et sa représentation régionale ? Bénéficions-nous réellement de son expertise impartiale ? Avons-nous fait le nécessaire en termes de formation pour les « professeurs » dès quelques 120 structures d’enseignement artistique, désireux de se former outre-mer ? Avons-nous fait ce qui était en notre pouvoir pour stabiliser leurs conditions d’emploi ?

En cherchant réponse pratique à ces questions, continuons ou commençons à faire ce que nous pouvons faire, dans la concertation. Répartissons en priorité notre offre culturelle de façon bien plus égalitaire sur tout le territoire, du pays Nord à l’espace Sud en passant par le Centre. Dynamisons ces trois bassins de vie par une mise en réseau généralisée, conventionnée et coordonnée par la Collectivité, ainsi qu’une prise de responsabilité intercommunale en matière culturelle. Par un plan d’accompagnement en lien avec notre politique culturelle territoriale, soutenons les porteurs de projets, les artistes amateurs et professionnels, de manière transversale, sans exclusive, toutes griffes en terre.

En utopie, que chacun ait droit aux spectacles divers, « grand public » ou « petit public », qui de danse, qui de musique, qui de théâtre, qui de cirque ou autres. Que chacun puisse jouir de la beauté d’une exposition d’art plastique, de photographie ou des arts numériques. Que nous puissions tous lire ce qui se lit de plus beau, que tous nous ayons accès aux résultats de la recherche, pour connaître. Enfin, que nous ayons tous le droit de nous former à comprendre et à pratiquer la beauté, sans avoir à choisir entre manger ou rêver, sans avoir à attendre un immense TCSP sur un si petit territoire. Renforçons l’accès effectif des publics défavorisés (en priorité) à l’expression et à la participation culturelle : les éloignés des centres névralgiques, les accidentés de l’école, les sans cartons d’invitation, les non adhérents-privilégiés, les âgés, les isolés, les réduits, les enfermés, les oubliés ruraux et autres enclavés périphériques. Descendons l’art dans la rue,  les cultures sur les boulevards, dans les boutiques, les épiceries, racontons tout partout notre histoire, protégeons l’initiative, nous gagnerons en liaison, nous élargirons notre vision. Répondons dès à présent, à la demande de mobilité et de visibilité de nos créateurs professionnels et amateurs déjà bien affutés, à leurs rencontres avec le monde ! Gagnons le prestige et la visibilité en retour.

Catalogue de principes et de voeux pieux ? Litanie de « il faut » et de « y’a qu’à » ?

« Ouvrez les portes et les fenêtres ! Ouvrez toutes les issues ! » comme dirait le slameur, et puis respirez, regardez, écoutez l’alentour ! Calculez ! Sous le soleil au cou coupé, entendez-vous venir la nuit ?                                                                           

Loran Kristian Ursulet (Responsable polyculturel)