Le film de Steve MacQueen, réalisateur britannique, est exemplaire. Et ni la critique, ni les spectateurs ne s’y trompent : le film réalise des entrées exceptionnelles depuis sa sortie aux Etats-Unis, et se prépare à recueillir les plus grands honneurs de la profession. D’une grande sobriété le film est également servi par un casting réussi.

Il illustre – à travers le périple de ce noir américain libre capturé et vendu comme esclave dans un autre état – les conditions de vie qu’ont connues pendant trois cent ans des dizaines de millions d’esclaves déportés dans les plantations. Arrachés à leur terre d’Afrique, à leurs sociétés, séparés de leurs familles, de leurs enfants, les esclaves étaient plongés dans une atroce culture de la violence et d’une déshumanisation méthodique.

Il donne à voir, avec des images soignées, et avec des moments de vérité parfois difficiles à regarder, l’ambiance de l’époque, et les tortures mentales et physiques infligées aux esclaves.

Il est une nouvelle pierre, indispensable, à la construction d’une mémoire universelle de l’esclavage, crime contre l’humanité encore trop peu montré.

En salle en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique dès ce vendredi 31 janvier.

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