Dans un communiqué, le député européen Louis-Joseph Manscour salue le choix du commissaire européen à la pêche d’enterrer l’interdiction des filets dérivants. Un « soulagement pour les pêcheurs antillais » estime l’euro député. 

Alors qu’une délégation d’une quinzaine de députés européens se rendra en Martinique du 29 au 31 mars prochain, les députés européens des Régions Ultrapériphériques (RUP) ont rencontré hier les Commissaires européens Corina Cretu (Développement Régional) et Karmenu Vella (Pêche et Environnement) pour une séance de travail qui avait pour objet d’aborder les problématiques actuelles dans les outre-mer.

Louis-Joseph Manscour, eurodéputé socialiste martiniquais, a saisi cette opportunité pour interpeler directement le Commissaire à la Pêche au sujet de la proposition faite en mai 2014 d’interdire l’utilisation des filets dérivants. Cette dernière avait provoqué une levée de boucliers chez les professionnels de la filière pêche aux Antilles-Guyane.

« Les mesures décidées à Bruxelles en matière de pêche vont souvent à l’encontre des intérêts ultramarins. Voilà pourquoi j’ai fait part au Commissaire Vella de mon extrême réserve quant à la proposition d’interdire cette technique de pêche », explique le député européen socialiste.

« Les conséquences socio-économiques d’une telle interdiction seraient catastrophiques. Par conséquent, je suis particulièrement satisfait de la réponse du  Commissaire, qui nous a assuré que ce texte serait retiré. Je reste néanmoins vigilant et attentif, afin que cette mesure ne soit pas réintroduite par l’intermédiaire d’un autre « véhicule législatif », poursuit Louis-Joseph Manscour ».

Les eurodéputés des RUP, en accord avec la Commissaire Cretu, ont par ailleurs décidé de renouveler ce type de rencontre dans un avenir très proche. En effet, nombreux sont les sujets d’inquiétudes pour nos territoires, au premier rang desquels, les accords de commerce en cours négociation qui pourraient avoir un effet dévastateur sur les économies ultramarines déjà fragilisées.