La commune de Maripasoula a signé en début de semaine la charte des territoires du Parc amazonien de Guyane. Elle rejoint dans cet accord les communes de Papaïchton et Saül. Sollicitée par la préfecture, Camopi avait demandé le report de son vote après les élections municipales de mars 2014. La décision de son nouveau conseil municipal se fait toujours attendre.

La charte des territoires du Parc amazonien de Guyane a été élaborée entre 2009 et 2012 avec la contribution de l’ensemble des acteurs concernés par cette région de la Guyane, les conseils Régional et Général, les communes, les autorités coutumières et les habitants ; elle a été approuvée par le Conseil d’Etat le 28 octobre 2013. Depuis cette date, les responsables du Parc et la préfecture invitent les collectivités et le public à se pencher sur la charte. Elle sera signée par les communes du Parc, par des adhérents volontaires et par le Premier ministre.

En effet, basée sur les prérogatives du Parc amazonien de Guyane créé en 2007, la charte a pour but de protéger et de valoriser cette région. Elle résulte de demandes et de nécessités exprimées par la population et par les autorités. Ainsi, elle est bâtie autour de trois enjeux principaux :

- La préservation du patrimoine naturel et la pérennisation des activités traditionnelles des communautés (qui incluent la lutte contre l’orpaillage illégal)

- La valorisation et la transmission des richesses culturelles

- L’amélioration de la qualité de vie et le développement  adapté au contexte local

Le Parc amazonien de Guyane couvre presque la moitié du territoire Guyanais. Il s’étend au sud, de la frontière surinamienne à la frontière brésilienne, entre les fleuves Maroni et Oyapock, sur  3, 39 millions d’hectares.

 

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