La députée guyanaise Chantal Berthelot se réjouit que l’amendement qu’elle a proposé au projet de loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, a été retenu en deuxième lecture de l’assemblée nationale. Ce dernier proposait la création de zones agricoles protégées dont le but est de freiner les accaparements et trafics fonciers sur les zone agricoles.

Pour la députée, les terre agricoles devraient uniquement revenir à ceux qui ont une réelle intention de les travailler.

Un positionnement dans l’optique d’un projet agricole durable, stable et propre pour la Guyane.

Chantal Berthelot invite aussi les agriculteurs guyanais et antillais à se rapprocher des Groupement d’intérêts économique et environnemental (GIEE) bientôt mis en place par ce texte de loi, dans le but de développer des agricultures plus respectueuses de l’écologie.

D’autres avancées ont été faites en faveur de agriculteurs ultramarins

Le texte sera présenté aujourd’hui devant le Sénat

Le communiqué de Chantal Berthelot :

L’Assemblée Nationale a examiné en deuxième lecture le Projet de Loi sur l’Agriculture l’Alimentation et la Forêt, les 7, 8 et 9 juillet 2014.
Défendue par amendement par Chantal Berthelot et le Groupe SRC, la création des zones agricoles protégées sera désormais facilitée pour freiner la pression et la spéculation foncière sur les espaces agricoles.
Afin de renforcer leurs moyens et leur permettre ainsi de mieux assurer leurs missions, les interprofessions reconnues se verront transmettre des données fiables leur permettant de lever les cotisations volontaires non obligatoires auprès de leurs membres.
Enfin, les agriculteurs ultramarins bénéficieront pleinement des indemnisations du Fonds National de Gestion des Risques en Agriculture en cas de catastrophes sanitaires et environnementales.
Les politiques agricoles se concevront désormais à l’échelle des territoires au travers notamment des COSDA (Comité d’Orientation Stratégique et de Développement Agricole) en Outre-mer.
Les chambres d’agriculture ultramarines ressortent renforcées dans leurs prérogatives et devront, dans le cadre des contrats d’objectifs et de performance, promouvoir l’accompagnement et le suivi des Groupements d’Intérêt Economique et Environnemental.
Le soin tout particulier accordé aux GIEE dans leur triple dimension, économique, environnementale et sociale, particulièrement importante en Guyane, ainsi que la consécration de l’agroécologie, nouvelle pierre angulaire de la politique agricole, témoigne bien de l’importance qui est donnée à l’agriculture familiale et traditionnelle et invite à s’interroger sur l’adéquation de l’ODEADOM avec cette nouvelle orientation impulsée par la loi à nos agricultures.

 

 

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