Interpellés par le climat de violence qui s’installe en Guadeloupe, en particulier autour du CHU, les membres du « collectif citoyen contre la violence » ont fait part de leurs propositions à travers un communiqué de presse. 
« Depuis le 19 novembre 2021, la Guadeloupe est sous les feux d’inacceptables violences… Le 8 janvier 2022, des Guadeloupéennes et des Guadeloupéens se sont rassemblés au Mémorial ACTe pour dire NON aux violences exercées dans l’enceinte du CHU de Pointe-à-Pitre. Nous remercions toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés et qui ont signé notre appel. Cette manifestation pacifique a permis à de nombreux concitoyens dont des soignants, de sortir du silence en s’exprimant sur les difficultés de leur quotidien. Aucun des acteurs de notre vie citoyenne ne doit être menacé ou agressé. Ni les agents du service public, et notamment hospitalier, quelles que soient leurs fonctions au service de tous. Ni les professionnels de la justice comme les avocats, quels que soient leurs engagements au service du droit.
Sensibles au drame humain vécu par les 300 à 400 personnels de la santé qui ne souhaitent pas accepter les contraintes légales relatives à leur profession, nous pensons qu’il est vivement souhaitable que les dispositifs d’écoute et d’orientation soient encore prorogés quelque temps, et en particulier la plateforme « d’écoute et de dialogue », afin de ne laisser personne sans solution. De la même manière, nous exigeons que celles et ceux qui ont fait le choix de se conformer à la loi, ne soient pas empêchés de remplir leur mission. Sans sous-estimer l’urgence d’apporter des solutions aux autres revendications sociales qui fracturent notre « vivre ensemble »,
Il est grand temps que certaines oppositions entre nous cessent pour laisser place à un dialogue constructif et apaisé avec toutes les composantes du peuple de Guadeloupe. En écho à la mobilisation du 8 janvier 2022, nous condamnons sans réserve une nouvelle fois toutes formes d’outrances, d’où qu’elles proviennent. Les établissements sanitaires et médico-sociaux sont notre bien commun. Leur protection comme celles de tous nos lieux vitaux doit être l’affaire de tous les citoyens. « NOU BON ÉPI SA ! »
Les signataires du communiqué : Tony ALBINA, Julie ARISTIDE, Rita AZAR, Sylvie ADELAIDE, Sully BANAIAS, Jenner BEDMINSTER, Emilie BERTHELOT, Gérard BOISDUR, Stessy BRANES, Alain BRAVO, Franciane BRAVO, Marcel BRIDE, Laurence BULLOT, Bénoni CAPRE, Guillaume CARUEL, Jean Luc CEPHISE, Yann CHANLOT, Elizabeth CHOMEREAU-LAMOTTE, Max CHONKEL, Frantz COGNET, Ingrid COLAS, Louis COLLON, Jessica COMPPER, Michel CORBIN, Pierre COURTOIS, David DAHOMAY, Jacky DAHOMAY, Patricia DELMAS, Sonia DERIAU REINE, Didier DESTOUCHES, Harry DIADO, Isidor DURO, Ludovic ETENNA, Michel EYNAUD, Jan-Marc FERLY, Jean-Paul FISCHER, Max FONTES, Géranie GASPARD, Samia GASSAB, Fabien GAUTIER, Christian GEBERT, Nicolas RIGAUDEAU, Hervé GUIBERT, Elisabeth GUSTAVE, Béatrice IBENE, Hubert JABOT, Frédérique JALET, Marc JALET, Bruno JOFA, Alain JOSEPHINE, Nathalie JULAN, Gabriel KARAM, Olivier LABOISSIERE, Nathalie LAUL, Nicole LORI-DELFOLIE, Reynald LABELLE, Guy LAFAGE, Delphine LAURICELLA, Didier LEON, Martine LEON, Cyndy LODIN, Guy LUBETH, Yannick LUBINO, Rudy MARECHEAU, Steave MARIE, Dominique MARIN, Lydie MATHURIN, Murielle MATHURIN, Philippe MATHURIN, Viviane MELYON-DEFRANCE, Jocelyn MENARD, Gaby MARIE GABRIEL, Patrice MONDESIR, Michèle MONTANTIN, Rosan MONZA, Louis MORTON, Régine MOUNSAMY, Bruno NICOLAS, Sébastien NOBIN, Vanina NOEL, Thierry OUCH, Jacques PAUL, Marie Thérèse PICARD, Maxette PIERRE-JUSTIN, Geneviève POMMIER, Viviane ROMANA, Emmanuel RAVI, Jean-Michel REYGNAU, Michel REINETTE, Pierre REINETTE, Carole RINCON, Franck ROUMAGERE, Christian SAAD, Philippe SADIKALAY, Astrid SAINT CHARLES, Corinne SAINTE-LUCE, Willy SALZEDO, Fabienne SAME, Victor SEGNIS, Freddy SITCHARN, Hervé TURLAND, Carole VENUTOLO, Alex VIGNAL, Georges VILA, Claudette VILO, Corine VINGATARAMIN