« Un agenda trop chargé ». C’est le motif invoqué par les dirigeants du FN pour annoncer le report « sine dié » du déplacement de Marine le Pen aux Antilles du 22 au 27 juin 2015. Un motif peu crédible, et peu habile, qui rend de surcroît visible le peu de considération qu’a le parti d’extrême droite pour les habitants des DOM. En réalité, les oppositions rencontrées par les éclaireurs de la présidente auront scellé le destin du voyage officiel. L’annonce de certains élus – tels Serge Letchimy, président de la région Martinique – de ne pas recevoir MLP, et la mobilisation de deux mouvements citoyens et militants en Martinique et Guadeloupe – #marinedewo et #lepenpekepalé – avaient posé le cadre. Et le risque était trop grand de voir d’autres organisations, plus radicales, empêcher physiquement le débarquement de l’héritière de Jean-Marie Le Pen.

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