Communiqué Le président de région Victorin LUREL tient à faire part de sa réaction suite à la victoire très large du non au référendum organisé en Grèce sur les propositions des créanciers pour régler la crise de la dette qui affecte le pays.

 

L’exécutif régional voit à travers ce message puissant adressé par les grecs à l’Europe un refus des politiques d’austérité et des réformes structurelles préconisées par l’Allemagne.

 

Victorin LUREL se dit par conséquent très heureux de l’issue de ce vote et partage par la même occasion l’avis préalable des deux prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz (2001) et Paul Krugman (2008). Ces sommités s’étaient clairement prononcées en faveur du non à ce référendum, invitant le peuple grec à refuser les nouvelles mesures d’austérité que souhaitent leur imposer le trio formé par la Commission européenne, le FMI et la BCE, en échange du déblocage d’un nouveau plan de sauvetage, indiquant qu’il s’agissait davantage de pouvoir que d’économie et évoquant la responsabilité criminelle de la troïka dans le chaos dans lequel est plongée la Grèce.

 

Le président de région précise par ailleurs, que la politique contra-cyclique maîtrisée qu’il s’emploie à appliquer  ici en Guadeloupe est justement le contraire de ce que l’Union européenne voulait imposer à la Grèce, appuyant son propos sur le concept dit de « rilance » imaginé par Christine Lagarde lorsqu’elle était ministre en France, à savoir une combinaison harmonieuse de relance par l’investissement et de rigueur dans les dépenses de fonctionnement, un choix stratégique mis en œuvre par la région Guadeloupe.

 

L’exécutif régional estime enfin qu’avec ce vote grec,  l’Europe doit admettre que la politique d’austérité qu’elle veut imposer conduit à la désespérance des peuples et à la montée de l’extrémisme.