Par Frantz Succab

Quels vœux  formuler pour l’année 2015 ?  Sauf imprévu, elle s’annonce électorale, pour tout dire politique, même pour ceux qui se défendent de « faire de la politique ». Autant que nos vœux renforcent une volonté commune de renouveau.

d’Après-guerre, la nécessité pour la Guadeloupe de s’appartenir fera loi.  Cela n’oblige-t-il pas d’ores et déjà à remplir cette condition indispensable : faire démocratie pour de bon ? Démocratie pour soi. Faire en sorte qu’en notre pays la souveraineté populaire ne soit pas un vain mot, on lélé pou gaga vwè. Ce fameux « sens du pays » répété aujourd’hui par un peu n’importe qui, n’aura aucun sens si nous ne comprenons pas que là commence la nécessité de la construction solidaire d’un sens pour le pays.

 

Voilà ce que j’entends par « Changer de stature » : se hisser résolument à l’échelle d’une auto-gouvernance !… Et qu’on ne me chante pas, pour ne rien changer, que « Démocratie … a pa kilti a gwadloupéyen ». Comme si nous étions condamnés à rester enchaînés de toute éternité à nos vieilles servilités. Quand les mœurs évoluent, la culture évolue de même. Aucun projet ni programme de progrès n’est viable sans préalable fortement démocratique.

 

Dehors ! Les politiciens qui accourent à la soupe dès que Paris les sonne ou sont toujours à confondre mandat public et joujou privé, voire héréditaire.

 

Bienvenue à ceux d’un nouveau type, potentiellement femmes et hommes véritablement politiques, guadeloupéens porteurs d’une offre politique autonome, la plus démocratique possible !

 

Parmi les premiers, certains pourraient changer, alors qu’ils le fassent vite ! Quant aux seconds, s’ils ont cette vocation, ils doivent oser encore plus vite…OSER :

 

-         Non au pouvoir concentré entre les mains d’un seul individu ou clan ;

-         Non à la Collectivité utilisée comme un parti politique unique, au service d’un seul ;

-         Oui à une gouvernance collégiale : une équipe au lieu d’un individu ;

-         Oui  à la liberté de conscience et de parole de l’élu,et par extension, aux droits de l’opposition : tout élu étant mandaté par la souveraineté populaire, dont il représente une part, et non soumis à un (e) Président(e), qui que ce soit ;

-         Oui pour un type de gouvernance facilitant un contrôle populaire permanent.

-         Oui à une presse libérée de la seule raison du plus fort

 

Voilà quelques idées-forces d’une plate-forme minimale sur laquelle les guadeloupéens de progrès pourraient se rassembler, et se retrouver. Maintenant,pas demain ou après !…  Est-ce souhaiter l’impossible ?