La période de carême est souvent synonyme de sécheresse, mais la Guadeloupe est cependant touchée par une véritable pénurie. Depuis le mois de mars, la préfecture s’alarmait d’une diminution importante du stock d’eau disponible, et, par les arrêtés préfectoraux des 18 et 26 mars, des mesures de restrictions ont été émises concernant l’utilisation de l’eau sur le réseau.

Les précipitations tombées sur l’archipel du 16 au 22 avril ont permis de rééquilibrer le stock d’eau disponible, mais des difficultés  perdurent sur certains secteurs fragilisés, notamment par des canalisations vétustes. Le maintien des mesures restrictives a donc été décidé par le Comité de Gestion de la Rareté de l’Eau et du Suivi de la Sécheresse le 30 avril 2014. D’où un nouvel arrêté préfectoral visant des limitations provisoires des usages non prioritaires et non indispensables. Un effort est également demandé aux agriculteurs de réduire leur consommation en eau de 30%.

En parallèle, ce même 30 avril, Jacques Gillot, président du conseil général, a réunis les acteurs institutionnels, les gestionnaires, les acteurs de l’eau, les élus. Des discussions ont tourné autour d’une étude sur la création d’une autorité unique de l’eau dont les conclusions sont attendues pour le mois d’octobre, mais aussi sur l’élaboration d’un plan d’urgence.

Depuis le 2 mai, Les populations dépendant du SIAEAG (syndicat intercommunal d’alimentation en eau et d’assainissement de la Guadeloupe) et de la Générale des Eaux sont touchées par des coupures d’eau tournantes de 24 heures (Le Gosier, Les Saintes, Capesterre Belle-Eau, Saint-François, La Désirade, Le Moule, Goyave, Sainte-Anne). Cette situation est causée par des problèmes structurels sur le réseau exploité par ces deux sociétés : sa vétusté d’une part et sa capacité de production insuffisante d’autre part.

 

VT   @polpubliques