Les témoignages alarmants se multiplient, issus de résidents de Saint-Martin qui subissent depuis trois jours pénuries, et climat de violence exacerbée. De nombreux témoignages convergent : quand les Pays-Bas ont déjà déployé l’armée dans les rues de Philipsburg pour rassurer et ramener un début d’ordre, pillages et intimidations semblent se poursuivre en partie française, au grand désarroi des habitants. Et plus grave, des témoignages multiples sur les réseaux sociaux signalent la présence de corps sous les décombres, qui seraient bien plus nombreux que les chiffres annoncés par les autorités et les médias.

Des autorités une fois de plus décriées pour leur manque d’anticipation et de réactivité; Et pour le Président de la République, sa distance et son désintérêt vis à vis de la catastrophe.

« Pourquoi« , peut-on lire ici et là, « des facilités d’évacuation n’ont-elles pas été offertes à ceux qui auraient voulu partir avant le cyclone ? Pourquoi, alors que l’on connaissait la route et le danger d’Irma, n’a t-on pas par avance préparé les opérations de secours ? Pourquoi les Saint-Martinois sont-ils toujours prisonniers de l’enfer trois jours après le drame, alors que juste à côté, à Antigua et Barbuda, l’aéroport a été déblayé en urgence pour permettre des rotations d’évacuation ? »

Pour la première nuit depuis mercredi, un couvre-feu a enfin été instauré par les autorités. Suffira t-il, alors que l’ouragan José approche à son tour des îles du nord, à apaiser les douleurs des victimes ?

Image : Soldats néerlandais en intervention ce vendredi matin à Sint-Maarten