L’appel lancé par les dix syndicats (CFDT, CFTC, CGTG, FO, FSU, SPEG, Solidaires Guadeloupe, Sud PTT GWA, UGTG, UNSA), menés par le LKP (Liyannaj kont pwòfitasyon) a été entendu. Dans un communiqué publié le 23 mars le « LKP appellait l’ensemble des travailleurs, des Jeunes, des Retraités, des Chômeurs à s’engager résolument dans la lutte pour construire une autre Guadeloupe, débarrassée la pwofitasyon. »  La mobilisation pointe « des problèmes qui affectent la population guadeloupéenne et pour lesquels aucune réponse n’est apportée » : licenciements, prix, racisme et discriminations, corruption etc.

La manifestation du jeudi 26 mars a tenu ses promesses. Les grévistes, rejoints par les marins-pêcheurs, ont défilé dans les rues de Pointe-à-Pitre. 

Mais cette mobilisation de jeudi n’est que le début d’une grève dont la fin reste à déterminer. Ce sont maintenant les entreprises qui sont visées par cette grève générale. Reste à savoir si le mouvement trouvera suffisamment de souffle pour s’y installer, dans un période présentée comme difficile pour les entreprises, et leurs salariés.

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