La Commission interaméricaine des droits de l’homme présentait il y a quelques jours son rapport sur la République Dominicaine au Conseil permanent de l’OEA. Les représentants des pays caribéens ont une nouvelle fois condamné la décision de la Cour constitutionnelle dominicaine, enlevant leur nationalité à plusieurs centaines de milliers de dominicains d’ascendance haïtienne notamment. Discrimination, violation du droit à la nationalité, intolérance, incitation à la violence : le rapport souligne qu’en plus de son iniquité, la loi constitutionnelle renforce la stigmatisation de personnes déjà sujettes à de multiples formes de discrimination, en particulier fondées sur la race et la pauvreté.

Sur ce même dossier, plusieurs observateurs établissent un parallèle entre la décision de la cour, et sa proximité politique avec le parti libéral au pouvoir. Membre du PLD (Parti de la Libération Dominicaine), le président Danilo Medina et son prédécesseur Léonel Fernandez soutiennent cette décision arbitraire. Au-delà du racisme ambiant à l’encontre des noirs originaires ou descendants d’haïtiens, le soutien majoritaire de cette frange de la population au parti d’opposition de gauche pourrait être un autre motif de cette mise à l’écart brutale de centaines de milliers…d’électeurs.

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