L’ampleur de la maladie du chikungunya aux Antilles-Guyane, l’alerte des membres du Conseil des mĂ©decins, l’apparition de cas et le risque de la propagation de l’Ă©pidĂ©mie en France, font rĂ©agir le Gouvernement français, et notamment la ministre de la santĂ©, Marisol Touraine, qui après plusieurs mois de silence a Ă©voquĂ© l’Ă©pidĂ©mie en tant qu’enjeu de santĂ© publique.

Les ministres de l’intĂ©rieur et de l’outre-mer confirment la venue de deux Ă©quipes de 16 personnels mixtes de la sĂ©curitĂ© civile (sapeurs pompiers spĂ©cialisĂ©s en intervention en milieu pĂ©rilleux, militaires), une pour la Martinique et une pour la Guadeloupe. L’Ă©quipe de renfort pour la Guadeloupe, arrivĂ©e hier soir, va notamment intervenir sur les toits des hĂ´pitaux et Ă©tablissements d’hĂ©bergement pour personnes âgĂ©es dĂ©pendantes (EHPAD).

Des renforts attendus au regard de la « crise » chikungunya  qui sĂ©vit dans les Antilles-Guyane (plus de 100 000 personnes touchĂ©es Ă  ce jour dont 52 000 malades recensĂ©s Ă  ce jour en Guadeloupe) et suite au rapport d’évaluation des besoins et des chantiers par des missionnaires venus sur place.

Pendant trois semaines, ces Ă©quipes vont s’atteler Ă  dĂ©truire les gĂ®tes larvaires difficiles d’accès – seule solution pour Ă©viter une aggravation de la situation, dĂ©truire les larves de moustiques. Une intervention est Ă©galement programmĂ©e Ă  Saint-Martin.

La Ministre de la santĂ© se rendra en Guadeloupe puis en Martinique Ă  la mi-juillet, afin d’assurer les populations du soutien et de l’engagement du gouvernement.

Un dispositif exceptionnel de lutte anti-vectorielle qui pourrait ĂŞtre reconduit si besoin. On peut s’interroger non seulement sur la rĂ©action tardive – le retour d’expĂ©riences de l’Ă©pidĂ©mie Ă  la RĂ©union il y a 5 ans aurait dĂ» servir de rĂ©fĂ©rentiel – mais aussi sur les choix d’actions très ciblĂ©es mises en oeuvre sur une courte durĂ©e Ă  l’Ă©chelle des Antilles-Guyane.

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