Les professionnels de l’environnement font le triste constat de la persistance des dépôts sauvages majeurs en Guadeloupe. En dépit des politiques publiques mises en œuvre pour supprimer les dépôts sauvages, force est de constater  les écarts de comportement des particuliers et professionnels qui ne respectent pas les filières existantes.

Pour rappel, la France avait été épinglée en 2007 par la Cour de Justice de l’Union Européenne dans son inertie face à l’absence de gestion de 16 déchetteries sauvages dont 13 se trouvaient en Guadeloupe. Des progrès majeurs ont été réalisés en mettant en œuvre des politiques adaptées, imposées par le 80% collecte à fin 2012. Certes, dans les zones insulaires, la gestion des déchets est problématique. Néanmoins, la Guadeloupe reste très  mauvaise élève dans ce domaine : les dépôts sauvages restent nombreux et les autorités s’inquiètent des conséquences sanitaires – source de développement du moustique Aèdes Aegypti – et sur le plan environnemental – source de pollution et de dégradation du milieu naturel et du sous-sol.

Une inconscience collective manifeste. Pour rappel, l’engagement 175 du grenelle prévoit une gestion exemplaire des déchets dans les Outre-mer. La collecte et le tri ne sont pas suffisamment organisés, la valorisation quasi-inexistante. Dans ces conditions, il est fort à craindre qu’en l’absence de gestion prévisionnelle et contrôlée des déchetteries légales et illégales existants dans l’archipel, en l’absence de responsabilisation des particuliers, industriels et pouvoirs publics, la Guadeloupe va vers de nombreux problèmes ayant un fort impact sanitaire et environnemental.

Le Syndicat de valorisation des déchets de la Guadeloupe (SYVADE), acteur majeur de la filière dans l’archipel, tente d’œuvrer pour un meilleur traitement et un réemploi des déchets, afin de rattraper les années de retard pris dans ce domaine et être en adéquation avec les exigences de la Directive cadre déchets et les lois Grenelle.

 

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