L’extension du Port Autonome de la Guadeloupe à horizon 2020 nécessite le dragage de 7 millions de m3 de sédiments, permettant de créer une plate-forme de 10 hectares et d’accueillir des navires de gros volumes portant jusqu’à 6500 conteneurs.

Cette extension inscrite dans le projet de réforme des ports outre-mer, prévoit que l’activité portuaire ait une responsabilité écologique renforcée, devant assurer une gestion durable du littoral et des ressources.

Les professionnels de la pêche s’inquiètent de l’impact environnemental de ce dragage sur les milieux aquatiques déjà fragilisés du littoral, car ils seraient immergés en mer. Or, les rejets de boues pollués notamment en métaux lourds sont selon la réglementation en vigueur interdits en mer.

La direction du Port Autonome de la Guadeloupe ne s’est pas prononcée sur ces interrogations des professionnels de la pêche s’agissant du devenir des sédiments de dragage. Cette activité étant soumise à autorisation par le Préfet (art L214-1 à 6 du Code de l’environnement), elle attend la parution de l’arrêté préfectoral.

Un sujet qui va susciter la controverse et devrait mobiliser les protecteurs de l’environnement, au regard de la complexité de législation environnementale applicable et des enjeux pour l’économie de l’île.

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