Une tribune du  collectif « ensemble pour l’Université des Antilles », présidé par Diana Ramassamy

Après un an et demi s de saccages perpétrés par sa  gouvernance, madame la Présidente de l’UAG appelle à l’apaisement et à la fraternité : évolution sincère ou simple  larmes de crocodiles ?

Question sérieuse vu la récente sortie des courtisans dits vice-présidents, laquelle sortie montre à souhait l’impossibilité d’évolution de cette gouvernance. Alors que la présidente sonne l’apaisement et la fraternité, son équipe de gouvernance continue allègrement « les habitudes de la maison » acquises durant leurs 18 mois d’exercice du pouvoir.

D’abord, en exhibant leur arrogance traditionnelle consistant dans leur crédo qu’ils détiennent la vérité. Ainsi, les vice-présidents veulent faire croire que les quatre présidents de région et départements des Antilles ont opté pour une transformation de l’UAG en UA ! C’est exactement le contraire, soit « la création d’une université à part entière » qui est préconisée si l’on en croit la lettre que les exécutifs ont adressé à Mme Fioraso. Et puis l’UA proposée par les exécutifs, de par son contenu, à savoir, élection libre des vice-présidents de pôle, alternance polaire à la présidence, délégation obligatoire de signature aux vice-présidents, répartition des moyens selon des critères objectifs…n’a rien à voir avec celle de la présidente de l’UAG qui ne vise qu’à sauver son pouvoir et à continuer à présider l’UA encore deux ans.

Ensuite, en demandant que la secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur et à la recherche, fasse tout pour que la sérénité et l’apaisement reviennent à l’UAG, les quatre exécutifs ont clairement signifié le rôle néfaste joué par la présidente et son équipe. En effet, elles ont confisqué la parole, se croyant détentrices d’une vérité biblique.

Illustration :  la présidente de l’UAG a exclu les régions et départements tout comme les universitaires qui ne pensent pas comme elles de toutes les négociations sur l’avenir de l’Université. Et elles ont tout fait directement avec Mme Fioraso. Par ailleurs, la méthode de gouvernance a consisté à opposer les uns aux autres, tant au sein des pôles universitaires qu’entre les pôles ; à diviser les universitaires au lieu de les rassembler, à calomnier dans les médias, à répandre des contrevérités, à semer la haine ; une haine profondément ancrée sur nos campus aujourd’hui. On doit également noter le mépris des universitaires par cette gouvernance : la présidente ne répond que très peu aux demandes, aux questions que lui adressent les universitaires. Au point que nombre de ceux-ci se demandent réellement pourquoi et pour qui elle est là.

Un  collectif « ensemble pour l’Université des Antilles » vient de naître qui propose une autre voie et autre voix,  consistant à créer un véritable climat de confiance entre les universitaires au sein des pôles et entre les pôles. Saluée par de plus en plus de nos concitoyens des deux îles, l’initiative semble déranger la présidente de l’UAG et son équipe si l’on en croît la motion de soutien des vice-présidents courtisans de la présidente de l’UAG.  L’équipe de la gouvernance de l’UAG a ainsi lancer des attaques virulentes contre la présidente de Collectif, Diana Ramassamy :  son seul tort est de dire autre chose que la sainte parole de la gouvernance de l’UAG ! Comment croire donc au message de fraternité que vient de découvrir subitement la présidente de l’UAG ? Pures larmes de crocodiles !

On le sait, le collectif ensemble pour l’Université des Antilles défend l’idée de la création de l’université des  Antilles. Ce qui déplaît fortement à Mme la Présidente de l’UAG et son équipe de gouvernance.

De plus, Mme la présidente de l’UAG et son équipe répètent depuis des mois le même refrain à savoir que si le choix se porte sur une création c’est pour étouffer l’enquête judiciaire du laboratoire CEREGMIA. Peuvent-ils nous dire concrètement comment techniquement, créer une université de plein exercice aux Antilles peut conduire la justice à enterrer une affaire dont elle est déjà saisie ?

Madame la Présidente de l’UAG et son équipe prennent-ils les professionnels de la Justice pour des incompétents  et  la communauté universitaire de même que les citoyens pour des ignares ?

Il est vraiment temps, Mme la présidente, de siffler la fin de la récréation,  de chercher une porte de sortie honorable, car les motions de type vice-présidents courtisans ne traduisent que la continuation des méthodes par lesquelles vous avez saccagé l’UAG et ne peuvent qu’accentuer votre descente aux enfers. Dépêchez-vous madame la présidente car vous ne disposez plus du crédit ni de la légitimité requis pour apaiser quoi que ce soit ! Il ne reste plus à la secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur et à la recherche qu’à trouver les voies et moyens de ramener autrement la sérénité et l’apaisement à l’UAG, pour un nouveau départ de l’université des Antilles sur des bases solides !

 

 

Photo d’illustration : Diana Ramassamy en compagnie d’Alex J. Uri, journaliste de France télévisions